Des millions pour virer les graffitis (www.actu24.be du 06/08/2008).

Publié le par bbo


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Ça coûte cher de nettoyer et de protéger les ponts routiers wallons des graffitis : pas moins de 7,5 millions d'euros, selon le ministre Daerden.

La pose d'une peinture anti-graffiti sur l'ensemble des ponts autoroutiers wallons et le nettoyage de ces graffitis coûterait à la Région 7,5 millions d'euros, a répondu le ministre wallon de l'Équipement, Michel Daerden, à une question écrite du député Dimitri Fourny (cdH).

«Tout conducteur qui traverse les autoroutes wallonnes ne peut que déplorer le nombre de graffitis ou tags qui fleurissent sur les ponts. Ces graffitis ne présentent guère de valeur artistique, des noms obscènes y sont d'ailleurs souvent mis en avant», a regretté le député wallon Dimitri Fourny.

Combien le m2?

Le problème n'est pas propre à la Wallonie, a rappelé le ministre sans toutefois nier la dégradation de l'image de la Région qui en résulte.

Il existe des peintures anti-graffiti dont le coût est de l'ordre de 15 euros par mètre carré. Elles n'empêchent pas la réalisation du graffiti mais elles en facilitent le nettoyage. Quant au nettoyage, suivant la technique utilisée, il coûte de 20 à 35 euros le m2.

«Il s'agit de montants importants! On peut ainsi estimer qu'une opération de pose de peinture anti-graffiti et une opération de nettoyage de l'ensemble des ponts du réseau routier coûteraient de l'ordre de 7,5 millions d'euros», a expliqué Michel Daerden.

Même si elle était mise en oeuvre, l'opération risquerait de devoir être rapidement recommencée. Une fois nettoyé, le support est en effet prêt à recevoir de nouveaux graffitis et, apparemment, les tagueurs sont prompts à rééditer leurs oeuvres, a souligné le ministre. En outre, après deux ou trois nettoyages, la peinture doit être réappliquée.

D'une direction territoriale à une autre, la façon d'appréhender le problème varie. Dans la zone du district de Liège, des entreprises spécialisées s'en chargent. D'autres directions territoriales ont recours au personnel des régies autoroutières.

Le nettoyage proprement dit n'est pas la seule technique utilisée.

Lorsque le pont n'a pas de valeur esthétique particulière, plutôt que d'enlever le tag, celui-ci est recouvert d'une couleur proche de celle du béton.

Banque de données

Depuis 2004, la Police domaniale a dressé 157 procès-verbaux pour ce genre de faits, dont 156 à charge d'inconnus. Les PV sont ensuite transmis à la police de Bruxelles qui dispose d'une banque de données recensant les tags et graffitis.

Elle essaie de la sorte d'en retrouver les auteurs sur la base de leur «expression artistique». Cette recherche est toutefois difficile et le nombre de contrevenants identifiés demeure très faible.

À ce jour, le montant des préjudices acquittés par les contrevenants pour ce type de dégradations s'élève à 3987 euros.

Source :
www.actu24.be

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